Voici un texte qui me parle beaucoup… ( je ne me rappelle plus où je l’avais trouvé…) je vous le partage, car le partage, il n’y a que ça de vrai…

Belle journée à ceux qui passent par ici !

Marc 10. 13-31

« Cher jeune homme riche…

Me permettrez-vous de vous appeler ainsi ? Car deux millénaires plus tard, dans l’ignorance de votre identité, c’est sous ce nom que vous êtes connu. Pour ma part, j’essaie d’imaginer qui vous êtes, avec peine car, depuis toujours, vous nous avez été présenté comme le condamné sans appel de l’évangile. Vous avez servi d’exemple pour montrer comment le règne de Dieu, ouvert aux enfants, était dramatiquement fermé aux riches. Encore aujourd’hui, avec un brin de condescendance, nos pasteurs condamnent du haut de la chaire votre attachement à la richesse, oubliant qu’eux-mêmes – ainsi que la grande majorité de leurs auditeurs, sous nos latitudes – ont plus de biens matériels à leur disposition que jamais vous n’auriez pu imaginer posséder, et que la plupart jugerait « ridicule » de s’en séparer intégralement pour en donner le produit aux pauvres.

Si j’ai osé prendre la plume, c’est pour vous dire tout l’espoir que m’inspire votre histoire. Oui, vous avez une place unique dans le cœur de Jésus, le Christ. Vous avez obtenu de lui, non un autographe, mais un regard d’amour teinté d’admiration. Vous l’avez touché au point que, après votre départ, il a reparlé de vous à ses disciples. Tant de gens s’en remettent au fait qu’ils ont « Jésus dans leur cœur »… et il n’y aurait pas d’espoir pour celui que Jésus a dans son cœur ?

J’admire votre courage et votre totale honnêteté. Devant une assistance sûrement désapprobatrice, vous n’avez pas cherché à faire illusion ; sans la moindre hypocrisie, vous avez montré que, vous séparer de vos biens, vous ne le pouviez pas, vous ne le vouliez pas… vous avez été parfaitement vrai. Vous êtes de la trempe des hommes de Dieu, de ceux qui disent non d’abord, parce qu’ils ont compris le vrai coût d’un engagement auquel ils ne peuvent imaginer se donner autrement que totalement. A la différence de nous, vous avez compris que, vraiment, l’on ne peut pas être riche et entrer dans le Royaume de Dieu. Vous ne pouvez concevoir de jouer sur deux tableaux, visant par là à « ménager la chèvre et le chou », équilibrisme spirituel auquel nous sommes, pour notre part, largement rompus.

Cher jeune homme riche, j’espère qu’un jour votre tristesse s’est changée en joie. Jésus a dit : heureux les pauvres… c’est vrai ; mais il a aussi dit : heureux ceux qui ont le cœur pur, ils verront Dieu. Quant à moi, je vous l’avoue, je suis l’un de ces paroissiens riches, très riches, et viscéralement attachés à leur confort et à leurs biens. J’espère qu’à défaut de la pauvreté, j’aurai quelque chose de votre courage, de votre « entièreté » et de votre profond respect pour Dieu. »

Un habitant du 21è siècle